Rasulullah a grandi dans la maison de son oncle, entouré de son affection. Après la mort de son grand père, il devint un beau jeune homme, doté d’un caractère exceptionnel quj le distinguait des autres jeunes Mecquois. Il assista très rapidement son oncle Molana Abu Talib (as) dans ses activités commerciales. En transportant les caravanes de marchandises de son oncle en Syrie, il fit plus d’une fois preuve de son intégrité et de ses talents en affaires. Sa rencontre avec Buhaira al-Rahib lors de ce voyage historique est un fait notable.
Son honnêteté et sa réputation le précédaient loin devant. Une des plus riches et des plus nobles femmes Quraishite Khadija binte Khuwailid bin Abdul Uzza bin Qusai bin Kilab et son cousin Nawfal, savaient qu’un Prophète naîtra parmi les Arabes et attendaient son avènement pour accepter le message d’Allah. Les signes de la Prophétie apparaissaient clairement dans la personne de Rasulullah (s.a.w) son être, sa pensée et ses actes. C’est alors que Khadija (a.s) proposa à Mohammad de gérer ses affaires commerciales pour elle. Il accepta la proposition et se vit confier une somme d’argent avec pour mission de la faire fructifier dans le commerce. Il voyagea de nouveau en Syrie avec les marchandises de of Khadija (a.s) et fit des profits colossaux pour le compte de Khadija (a.s). Cet épisode qui souligne le Barakat of Nabi Saheb (s.a.w) fut rapporté à khadija (a.s) par un esclave qu’elle avait mis au service de Rasulullah (saw) lors de ce voyage et qui lui témoigna de ce qu’il avait vu lors de ce voyage.
Naturellement, Khadidja était ravie et très vite, admira l’intelligence et l’honnêteté de Mohammad. Ses convictions le concernant devinrent toujours plus fortes sur le fait que Mustafa est celui qui a été élu pour devenir le Dernier des Messagers. Finalement, elle lui proposa le mariage, qu’il accepta.
Le Khutbah du Nikah, fut dit par Molana Abu Talib (as) dans un langage d’une éloquence et d’une douceur telle, qu’elle mit en exergue la position de Rasulallah (s.a.w) et le noble statut de Molana Abu Talib.
Muhammad (s.a.w) se maria à Khadidja et ils vécurent une vie harmonieuse, pleine de bonheur, de cooperation réciproque, de sincérité, en partageant mutuellement leurs et leurs malheurs. Ils formaient un couple de parfaits mari et femme, quelque chose que l’on retrouve rarement dans l’Histoire humaine. Lorsque finalement, le Message Divin fut révélé à Muhammad (s.a.w), l’évènement tant attendu eut enfin lieu, et Khadija crut encore une fois en la Mission Porphétique de son mari sans emettre le moindre doute. C’était la première femme a avoir accepté l’Islam et de ce fait, mit toute sa fortune et ses biens au service du Prophète pour le triomphe de la Vérité et de la Justice.
Khadija binte Khuwailid était la première parmi les Quraish à naître et à grandir à la Mecque. A cette époque de Jahiliya, elle était connue parmi les femmes Quraich, pour la noblesse de son caractère et sa vertu, ce pour quoi les Mecquois l’appellaient Tahera « La Pure ». Elle épousa Muhammad (s.a.w) 15 ans avant la Révélation. De son vivant, le Prophète ne prit jamais une autre épouse, et lorsque après sa mort il prit d’autres épouses, il continua à chérir sa mémoire et référer à elle comme la plus aimée de ses épouses. Elle endura avec lui la faim, la pauvreté, et les calamités que lui infligèrent les Mecquois polythéistes. Elle donna à Mohammad sept enfants, trois garçons et quatre filles, l’aîné étant Qasim d’où le Kunya « Abul Qasim »du Prophète. Rasulullah (s.aw) connut la joie par l’intermédiaire des enfants que lui prodigua Molatena Khadija (a.s), excepté Ibrahim qui est issu de Maryah alQibtiyah (La Copte). Le Prophète n’eut pas d’enfants de ses autres épouses.
Finalement, dans la dixième année de sa Mission Prophétique, elle poussa son dernier soupir après que la communauté musulmane mise en quarantaine par les païens sortit de leur cloisonnement. Ce fut une grande tragédie pour le Prophète. Cette année est connue comme l’Année de Tristesse », parce que le Prophète souffrit d’une autre grande perte qui fit celle de son oncle, un bienfaiteur de l’Islam. Umme Salamah, l’épouse de Rasulallah (s.a.w) a attesté que “lorsque nous parlions de Khadidja, le Prophète pleurait et s’exclamait ainsi : Que Dieu bénisse Khadidja, u aura-t-il encore quelqu’un comme elle ! Elle me fit confiance et lorsque les gens me faisaient endurer des tourments. elle a soutenu ma cause avec toute sa fortune et fit preuve de patience lorsque les femmes de Quraich la boycottèrent, sûrement c’est une des plus grandes dames de la Terre. ».
Un dicton bien connu et rapporté par les Historiens dit que: “Les fondations de l’Islam dans ses premières étapes fut supporté par la fortune de Khadidja et l’épée de Ali ibne Abi Talib (a.s). Ainsi, le Prophète fut aidé dans chaque étape de sa Dawat envers Allah et pour la diffusion du message d’Allah par ces deux éminentes personnalités qui furent les premières à adhérer à l’Islam.
Reference: Sherhul Akhbar Vol. 2 & Muntaza al-akhbar Vol. 1.
Traduit de l’anglais par : Hatim Sh Bachir.
